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Avaler les briques de chèvre d'un seul coup, et la confiture d'abricot à la petite cuillère.
J'avais juste envie d'écrire, de faire un truc différent pour une fois. Sans parler de moi, sans parler du reste.
Juste savoir que je prends de plus en plus de recul d'une manière général sur la signification de ce qui se passe en société, la société de consommation qui prône par dessus tout : par dessus notre bonheur.
Aujourd'hui, Thomas m'a dit : c'est quoi réussir sa vie ?
C'est vrai, qu'est-ce que réussir sa vie ? C'est se payer une Rolex, rouler en Ferrarri coupé sport rouge et pouvoir tous les soirs jouir d'un appartement où chaque détail du mobilier est la perfection, où la vue est une perfection également et le loyer atteint une somme ultra dérisoire pour notre salaire mensuel ?
Comme dit Montaigne : "Je propose une vie basse, et sans lustre : c'est tout un." . Chacun ne devrait avoir cure du matériel, pourtant le monde ne tourne qu'avec. Nous sommes depuis notre naissance habitué à nous dire qu'il faut posséder pour être pleinement possesseur de sa propre vie. Au fond, qu'importe que nous soyons si loin de notre véritable introspection intérieur, loin de cet âme que nous ne connaîtrons jamais profondément. On nous apprends à posséder, alors que si tout appartenait vraiment à tout le monde, tout serait une affaire de bon sens, de partage : certes nous serions encore à l'âge de pierre ( Et alors ?) mais tout le monde atteindrait un idéal de bonheur que personne ne nous aurait imposer aux préalables, ingurgités par des publicités et un mode de vie bousillant les nerfs de chacun.
Je ne crois pas être la première à faire un constat navrant sur ce qu'est devenu La société des Hommes dans sa généralité. Guerres, mal-bouffe, anorexie, famine, épidémie, SIDA, enjeux économique.
J'aurai envie de tout transformer, de tout changer. Ce grand rêve utopique que tout le monde garde dans le creux de l'espoir d'un espoir. On aimerait être abouti, et respirer. Se transformer aussi, enlever cette enveloppe de chair qui empêche de ressentir le Sens de la vie. Comme s'il était à porter de doigt. Nous nous évertuons à engendrer ce que La nature humaine a de plus cruelle et diabolique en elle : l'animal sauvage qui ne saura jamais atteindre la plénitude, car au fond ne nous transformerions-nous jamais qu'en nous même ?
La vie est navrante, savoir que tant de femmes aimeraient baiser comme bon leur semble, mais qu'elles ne pourront jamais, car la société nous bourre de problèmes : enfants non-voulus, MST et autres conneries. A l'heure où on ne sait pas encore si l'on considère qu'un IVG est un attentat à la personne, que pense-t-on des mères-qui-ne-l'ont-pas-été se repliant sur elle-même avec une conscience d'assassin? Pense-t-on qu'elles ont mal psychiquement de savoir qu'elles ont tués un être qui n'a pas encore existé, tel cette pauvre demoiselle qui prendra tellement de fois la pilule du lendemain qu'elle en viendra à prier qu'elle est stérile pour ne plus avoir à se dire qu'elle a la vie de quelques foetus développés dans des vies parallèle sur la conscience ?
Si Eve se baladait nue, avait-elle à se soucier de ce que pensait les autres animaux de la forêt lorsqu'elle tirait un coup à Adam ? D'ailleurs, il serait facilement imaginable de se dire qu'ils découvraient leur corps mutuellement une bonne partie de la journée : manger, dormir, baiser. Alors d'où vient cette conception des hommes Mâles comme quoi une fille qui baise selon son bon plaisir et agissant selon son envie est une pute ?
Un homme n'a-t-il pas l'allure d'une putain a affiché ses attributs dès que possible et croire que sa seule virilité se situe en dessous de la ceinture ?
Notre siècle atteint les sommets de la bêtise.
Et le mieux c'est qu'on a pas fini.
Et le pire c'est que personne n'a de solutions.